Le petit Nicolas

C'était mieux avant

L'histoire

Celles du Petit Nicolas passées à la moulinette.

Les plaisirs du film

Certains acteurs : Prevost, Kiberlain, Galabru, Anémone.

Deux moments drôles : l'apéritif entre les parents du PN et M. Moucheboume. Lemercier (au talent par ailleurs tellement disproportionné pour ce rôle de bécasse qu'elle non-joue pendant tout le film) reprend vie quelques minutes. La séquence Anémone.

Rêvasser à ce qu'aurait été le film non pas décalqué mais transposé, dans le ton et la liberté de l'original.

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Rien de personnel

Rien de personnel non plus

L'histoire

Un séminaire d'entreprise à la veille d'une restructuration, jeux de rôles.

Les plaisirs du film

3 acteurs : Doutey, en fragilité malicieuse, Zabou, toujours parfaite, d'une justesse superbe, et Bouli Lanners, en douceur brutale, sorte de Depardieu plus subtil.

Imaginer ce qu'aurait donné cette bonne idée, ce bon scénario avec une belle image, une caméra mieux posée, une lumière crédible, des dialogues justes, un décor fin et des acteurs moins horripilants que Darroussin et Poladydes. Et sans ce didactisme lourdingue.

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Whatever works

Chacun cherche sa chance

L'histoire

Un vieux génie aigri recueille une stupide et charmante jeune femme.

Les plaisirs du film

La vivacité. D'autant plus extraordinaire qu'elle émane d'un vieux du cinéma, d'un homme de 75 ans, qu'on a dit passé, usé, gaga. Une leçon. Une leçon aux malades du montage cut, aux névrosés de l'action pure, aux accrocs du toc à la mode. Vitesse de l'action, répliques qui tuent, ellipses violentes, retournements et coups de théâtre, le tout avec une oie blanche et un boiteux aigri dans un pauvre appart. Respect.

Les acteurs. Lui, en génie auto-proclamé misanthrope et sarcastique, dont la violence verbale, face à ses élèves médiocres (il survit comme prof d'échecs) ou à sa belle-mère texane : extraordinaire. Un faux double du personnage Woody Allen : plus énervé, moins geignard, plus assassin. Elle, en tête de linotte irrésistible, banale et jolie, passant selon les scènes de Kirsten Dunst à Chloë Sevigny. Etonnante. Et les autres, le père, la mère, les amis. Tous excellents.

Le thème : la lucidité n'empêche finalement pas le plaisir. Carpe diem. Culcul, gnangnan, mais traité avec une énergie et une inventivité telles qu'il en devient nouveau. Et émouvant. On se dit que peut-être, dans cette force retrouvée, dans cette manière superbe de filmer la jeunesse (de l'esprit comme des corps), Woody Allen fait désormais de chacun de ses films le dernier de sa filmographie. Celui qui condense sa vie derrière et devant la caméra. Celui qui restera.


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