Sex and the city


Cash and Carrie

L'histoire

La quarantaine pour les 4 NYaises

Les plaisirs du film

Les efforts pour s'éloigner de la série. Dès le générique, l'original est mis à distance, remixé. Ensuite, les références fréquentes à l'âge (Carrie presbyte, Sam ventripotente, les années 80 présentées comme la préhistoire...) appuient le propos : nous sommes à présent dans d'autres histoires, celles de la quarantaine, plus graves, mais toujours aussi Manolo.

Quelques idées à glaner pour gagner en fashion : fêter la St Valentin en mangeant des feuilles d'artichauts, dormir avec un sautoir de perles, se séparer à coups de sushis.

Le cash. On parle cash (mais moins que dans la série à cause des enfants), on brasse du cash, on fait casher les marques. C'était rigolo en 2000, mais à présent c'est légèrement anachronique. Un peu comme revoir M. Douglas dans Wall Street.

Evite l'effort de tourner les pages du Vogue ou de cliquer sur le Sartorialist. Le film fait défiler les fringues, du survet à la robe de femme enceinte.

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Un conte de Noël

Les liens du sang

L'histoire

Noël. Grâce à la maladie de la mère, retrouvailles familiales pour Henri, banni 6 ans plus tôt.

Les plaisirs du film

La cruauté. Certaines répliques, surtout celles du personnage de Deneuve, par leur sincérité et leur brutalité, surprennent et amusent.

La densité. Très écrit, le film brasse avec maîtrise et vivacité une quantité impressionnante de personnalités, de sentiments, de thèmes, de musiques. Les jeux d'entrelacements entre les époques, les noms, les relations, les références tissent une matière dense, irrégulière et séduisante.

Chiara Mastroianni.

Le jeu des références. Dans ce film, tout renvoie à quelque chose. Soit à un élément interne au film, soit à un élément du monde de Desplechin (les noms des personnages, les acteurs, l'humour froid, le goût de transgresser), soit à un élément culturel. Ces films, livres, artistes apparaissent comme des contrepoints ou des révélateurs à certaines scènes. Pourtant, ces auto-références permanentes peuvent agacer, comme des bijoux superflus. Le style est parfois un peu khâgneux, entre envolées personnelles réjouissantes et citations trop voyantes.

La famille à vif. La famille est ici présentée sans sa peau (de convenances). On voit les muscles et les tendons (névroses, passages à l'acte).

L'ambiguïté entre la justesse et l'artificiel : le film est par moment très juste et très fin. Et à d'autres moments très gadget. Beaucoup d'affèteries stylistiques, comme les ouvertures ou les fermetures au noir, les intertitres (dont la typo atroce renvoie aux pires navets gores de série Z) : le metteur en scène rappelle sa présence par ces détails inutiles. Il ferait sans doute mieux d'user de son grand talent pour laisser de côté cette part de jeu et se rapprocher de l'os.

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Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

Les aventures d'un héros perdu

L'histoire

Indiana Jones se lance à la recherche d'un crâne de cristal aux pouvoirs surnaturels.

Les plaisirs du film

L'esthétique indianajonesienne. On aime ce qu'on retrouve : temples maudits, lianes, toiles d'araignées, recoins obscurs éclairés de puits de lumière, décors de studio évidents, méchants caricaturaux, poursuites, musique... Et les invraisemblances, présentes dans tous les épisodes et constitutives de l'ADN de la saga, ici pas plus choquantes que dans les 3 premiers épisodes. Quant aux nouveautés, pas grand chose à sauver. Visuellement, le film démarre très mal, par une marmotte 3D ratée et hideuse à souhait. Un détail, mais de mauvaise augure. Pour le reste, plutôt que lancer Jones dans une nouvelle aventure excitante, on le largue dans les années 50 : il traverse donc un épisode de Happy days, puis un flash-back de X-files... pour finir dans une chapelle digne de la croisière s'amuse. On se pince pour croire à cette fin aussi tarte. On se force -en vain- pour trouver un intérêt au fils, benêt pré-pubère, débarquant dans le film comme le Marlon Brando de L'Equipée sauvage au rabais, pour se révéler comme un mixte ridicule entre Fonzie et Errol Flynn. Ce rejeton falot est peut-être, malgré lui, le seul élément drôle du film, dont les traits d'humour forcés arracheraient à peine un sourire sous gaz hilarant.

Se demander s'il faut ressusciter les héros de notre enfance. Présenté comme un film à l'ancienne, IJRCC semble en effet daté à chaque image, y compris les images de synthèse. Finalement, le plus frais est peut-être Harrison Ford, beau "senior" aux allures de lion usé. Mais le brio a laissé la place au radotage. Quelqu'un a vieilli. Spielberg ? Lucas ? Le personnage de Jones ? Nous ?

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Deux jours à tuer

Je suis venu te dire que je m'en vais

L'histoire

Un homme se livre à un jeu de massacre avec ses proches avant de prendre le large.


Les plaisirs du film

Dupontel, moteur du film dans ce rôle très cadré. Il insuffle à un rôle bien conventionnel une grande force. Flirtant avec la folie dure de ses personnages (Bernie ou Enfermé dehors), rappelant dans certaines intonations le meilleur Depardieu, il entraîne tout le film à sa suite. Formidable dans les scènes "cruelles", mais aussi dans une partition plus sobre, retenue.

La première partie du film, la plus réjouissante évidemment. Bien menée, malgré les fausses pistes qui ne fonctionnent pas vraiment, elle atteint son but avec le point d'orgue de la soirée d'anniversaire. Ensuite, le scénario se déroule de façon bien convenue, prévisible, incorporant des personnages peu vraisemblables, dans une esthétique de publicité pour potages ou café soluble, sans mégoter sur les lumières dorées, la musique redondante ni "le goût des choses simples". Comme Dupontel nous prédispose favorablement, on trouve certaines scènes réussies, ou agréables. La fin, quasiment gênante par sa maladresse, déçoit : tout ce qu'on avait compris est lourdement explicité. C'est un film à l'envers, il commence dur et finit mou.

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